Séminaire #1

Séminaire #1

Présents-es (par ordre alphabétique) : Simon COLLIN (organisateur, Université du …

Présents-es (par ordre alphabétique) :
Simon COLLIN (organisateur, Université du Québec à Montréal, QUÉBEC) Nicolas GUICHON (organisateur, Université Lumière – Lyon 2, FRANCE) Sawsen LAKHAL (Université de Sherbrooke, QUÉBEC)
Jean Gabin NTEBUTSE (organisateur, Université de Sherbrooke, QUÉBEC) Jean-Paul PINTE (Université catholique de Lille, FRANCE)
Nicolas ROLAND (Université libre de Bruxelles, BELGIQUE)
Élisabeth SCHNEIDER (Université de Caen – Basse-Normandie, FRANCE) Neil SELWYN (Monash University, AUSTRALIA)
Thierry SOUBRIÉ (Université Stendhal – Grenoble 3, FRANCE) Sophie VANMEERHAEGHE (Université libre de Bruxelles, BELGIQUE)

Observateurs-trices (par ordre alphabétique) :
Olivier CALONNE (Université du Québec à Montréal, QUÉBEC) Hamid SAFFARI (Université du Québec à Montréal, QUÉBEC) Stéphanie THIBODEAU (Université du Québec à Montréal, QUÉBEC)

1. Présentation informelle de Neil Selwyn au sujet de l’approche sociocritique du numérique en éducation (en anglais)

Pour visionner la conférence, consulter l’adresse suivante : https://t.co/g8Wx4wqid1

2. Rappel des objectifs

L’objectif principal du séminaire est de mettre en contact des chercheurs-es intéressé-es par l’approche sociocritique du numérique en éducation. Il s’agit de voir les points de convergences à partir des expertises de chacun, chacune, en ayant pour base de discussion la présentation de Neil Selwyn (Monash University, Australie).

3. Retour sur la discussion de Neil Selwyn et positionnement des expertises

Tour de table
– Thème : « Dans quelle mesure les propos de Neil Selwyn viennent-ils vous chercher? »
– Démarche proposée :
Chaque participant présente ses travaux et intérêts;
Chaque participant explique dans quelle mesure ses intérêts et ses travaux de recherche résonnent (ou non) avec les propos de Neil Selwyn.

Plusieurs auteurs et éléments conceptuels sont évoqués par les participants en lien avec une approche sociocritique du numérique. Élisabeth Schneider évoque La fabrique des savoirs scolaires d’Isabelle Harlé, qui amène des questions très intéressantes au sujet du contenu scolaire. Sur quoi s’appuyer pour faire l’enseignement de la technologie et de l’éducation civique, juridique et social (ECJS)? Comment est-ce qu’un ensemble de force, à un moment donné, interagit pour qu’un tel programme soit choisi et enseigné à l’école? Simon Collin soulève l’importance d’avoir conscience du technodéterminisme au sujet du numérique en éducation et l’apport possible d’autres approches, telles l’anthropologie et la sociologie de l’éducation, à ce sujet. Thierry Soubrié évoque Larry Cuban et Guy Vincent, qui abordent la déscolarisation de l’éducation. Nicolas Guichon pense qu’il serait intéressant de requestionner certains concepts. On les a posés en didactique, ils font sens, mais en les élargissant hors du cadre de la classe, on pourrait enrichir ces concepts, notamment avec des dimensions politiques, psychologiques, etc. Par exemple, le cas du contrat didactique, en France.

Jean Gabin Ntebutse fait référence à l’approche par les capabilités qui est aussi intéressante en raison de la notion de choix. Simon Collin précise qu’il faudrait rechercher la diversité, la pluralité ainsi que les divergences et convergences des postures possibles. À ce titre, Nicolas Guichon remarque qu’il manque peut-être des sociologues et des historiens-nes autour de la table. Élisabeth Schneider suggère Isabelle Harlé, qui est une sociologue intéressante et multidisciplinaire. Si nous avons l’ambition d’aller rechercher de l’expertise en sociologie, elle sera probablement intéressée. Nicolas Roland suggère Bernard Delvaux, qui serait aussi une personne intéressante.

4. Activités de structuration envisagées

Les 30 avril et 1er mai prochains aura lieu le 2e colloque international en éducation à Montréal. Les communications ont été regroupées pour établir un sens cohérent. Il sera intéressant de clôturer le symposium sur l’approche sociocritique du numérique en éducation avec la présentation de Numerica.

Le 3 juin 2015 aura lieu le prochain séminaire avec une intervention de Cérick Fluckiger. Le programme détaillé est à venir. Ce sera l’occasion de réfléchir autour de l’ouvrage collectif.

Le projet d’ouvrage collectif :
– Thème : Une approche sociocritique du numérique en éducation : continuités et ruptures des usages numériques des élèves.
– Maison d’édition : à préciser. Les Presses l’Université Laval sont à envisager.
– Format : 180 pages, interligne et demi, une dizaine de chapitre.
– Importance de la pertinence des contributions. Il faut que la thématique raisonne bien dans tous les textes.

Nicolas Roland note que ce sont parfois les chapitres qui sont les moins empiriques qui sont les plus intéressants. Seulement 6000 mots pour présenter des résultats empiriques pourrait être trop court. Peut-être y aurait-il intérêt de rapporter des recherches déjà faites plutôt que de présenter des résultats empiriques. Pour Nicolas Guichon, une approche notionnelle est à envisager. Il faudrait donc lancer en pâture les sujets d’intérêt, avec une dimension heuristique. Jean Gabin Ntebutse suggère de prendre en les réactions des participants suite à la conférence de Selwyn. Thierry Soubrié propose d’identifier des croyances qui nous intéressent et de les déconstruire; on parle de vrais points de tension dans les discours et on les déconstruit. Le dépassement des frontières est plus facile avec d’autres recherches en éducation. Pour notre projet, le fait de trouver des postulats peut

être une bonne entrée. Thierry Soubrié évoque le livre Apprendre avec le numérique, mythes et réalités de Tricot, qui ne parle que de croyances qui sont démontées. Il pourrait être intéressant de se démarquer de cela et aller plus loin. Nicolas Guichon rappelle que Neil Selwyn parlait beaucoup de tensions. Il faut se positionner par rapport à cela. Il faudrait un cadrage épistémologique sur l’approche sociocritique. Élisabeth Schneider se demande si on ne pourrait pas reprendre chez Neil Selwyn des entrées, par exemple, les rapports sociologiques de domination, le genre, l’interaction (social shaping of technology) ou la domestication dans le rapport école-hors école. Il est important de produire une œuvre qui diffère des autres, de prendre en compte les zones de tension. Il faut aussi trouver des zones de croisement, les points de jonction, pour en faire des chapitres.

Simon Collin présente les deux fonctions principales de Numerica : l’indexation de l’actualité scientifique sur l’approche sociocritique et la diffusion de conférences et d’entrevues Web. Il contactera les participants intéressés afin d’établir le cycle de conférences pour l’année 2015-2016. Finalement, l’idée de journées d’étude est lancée pour donner suite aux séminaires et au symposium.

5. Point de convergence du séminaire et perspectives

Retour et synthèse de la rencontre par Jean-Gabin Netbutse :
– Résonnance positive chez tout le monde par rapport à la présentation de Neil Selwyn;
– Ouverture à certains ancrages conceptuels;
– Pour structurer le prochain ouvrage, certains points de l’ouvrage pourraient se baser sur des postulats menteurs (ex. Déconstruire les points de tensions) ou des notions;
– Besoin de revoir la conférence de Selwyn et d’orienter le filon des textes selon différents axes;
– Identifier d’autres chercheurs, d’autres spécialistes, par exemple Isabelle Harlé de la sociologie de l’éducation;
– Privilégier l’axe heuristique.

En conclusion de la rencontre, quelques commentaires sont partagés. Retenons notamment que la conférence de Selwyn et les échanges ont permis la compréhension de la perspective très large et relativement éclectique de l’approche sociocritique. De plus, le projet d’ouvrage collectif présente des cadres théoriques variés dans un contexte francophone, direction qu’il faut suivre et qu’il faut valoriser.

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